mardi, juin 27, 2006

Stellas + Gitans = ?

Courir dans les jardins du Ranelagh en plein hiver équipées de l'indétrônable polaire couleur guimauve, commencer le Régime Après-Fêtes au mois d'avril, sevrage de Kinder & orgie de légumes, tentatives d'abdos, séances manucures et shopping interminables : autant d'appels aux secours des Stellas aux Gitans.

Qui sont-ils ? Juste l'Homme idéal. Oui l'Homme avec H. Changeant, imperturbable, insaisissable.

Commençons par le commencement.
Il y a eu les Jean-Charles à chemises rayées, jeunes hommes de bonne famille, bravant la foule des rallies, sabrant le champagne mode Le Poète. Ray ban de travers et mèche ajustée en un équilibre fragile. Coke, écoles de commerce de merde, snobisme puissance 2000.

Puis y'a eu les Bad Boys, du Coco au Black. Dans tous les cas, bien propre sur lui, costume-chaussures cirées-rasé de près. Métro-boulot-dodo. Jeune cadre dynamique dans la pub ou étudiant précaire en Langues O.

Désormais, on est passé au stade Gitan, Lou la première.
Le Gitan a surmonté à la fois le complexe d'Oedipe et aussi le complexe du Provincial fraîchement débarqué à Paris.
Le Gitan porte des Converses d'Avant-Guerre ou pire, des espadrilles corail.
Il se traîne dans Paris Est, décomplexé, boit de la Kro à la bouteille, se fout des OGM et ignore tofu & oméga 3. Il crache sur le Queen et sa clientèle de merde, dénonce la nullité du Pub St Germain, ses serveurs presque aussi crétins que maladroits, ses tarifs prohibitifs, son ambiance artificiellement mi-glauque mi-chic.
Il vit dans une roulotte, écoute du rock sixties et les daubes actuelles (non, pas Diams).
Il joue du bango et a les cheveux gras. Il prône les bienfaits de la campagne, vote Verts ou rien.
Il sent bon l'homme viril lavé tout les trois jours, il sent Woodstock et la terre après la pluie.
Pas rasé, pas brossé. Quasi-inculte, qui ne remarque ni les allusions à Voltaire ni les pastiches d'Apollinaire.
Du genre rustre, qui dit pas bonjour, pas merci. Qui crache sur Almodovar, sur Tim Burton. Qui dénonce la société de consommation, l'art de la parure, l'intelligence académique et la fille Coppola.
Qui parle fesses et cuisses au Petit déj. Qui chante avec sa voix de mâle.
Qui suinte le mal-être et la sérénité.

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

decidemment tout porte a croire que les stella sont des frustrees de la vie du male et jen passe.peut etre sont elles simplement a la rechercher dautre chose, dun quelquechose de different dun kelkun pas comme les autres, dun etranger mystique a sapproprier sans partager?peut etre sont elles fatiguees de se heurter inlassablement aux memes personnages de carton pate?
elles veulent sentir le male, le vrai, le qui pue lhomme,le type brut sans decoffrage etudié...
cela etant dit jai bien lintention de survivre au dessous de bras du monsieur.un male oui mais pas un fauve qui pue le phoque!ca sent le risque le sport et laventure!
vive les clochards celestes!

27/6/06 11:31  
Blogger Vi said...

Comme précisé dans ton mail, tout ça est bien plus un état d'esprit qu'une histoire d'odeurs (Dieu merci.)

:)

27/6/06 12:37  

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