***Il paraît*** que je deviens quelqu'un de Bien.
Je déteste l'injustice. Ca m'a toujours révoltée. Et encore plus qu'en j'en suis victime (là, c'est mon âme d'épicière GripSou qui reprend le dessus). Je déteste quand on ignore les problèmes, et ce, encore plus quand les problèmes en question sont mes problèmes.
Alors je m'étais mise en tête de sortir M. de ma vie. Un peu comme j'ai sorti Ph. un jour. En le rangeant dans sa petite case bien assez large pour lui, en le reconsidérant, en comptant les plus et les moins. Avec double points pour les moins. En appelant plus. En espaçant les sorties. En effaçant son numéro.
Alors j'ai repensé à son téléphone qui sonne dans le vide quand on a prévu quelque chose, aux SMS qui restent sans réponse. J'ai repensé aux sorties qui tombent à l'eau une heure avant sans merde ni merci. J'ai repensé aux petites cachotteries, de celles qu'on vous balance le lundi matin, dans la cour d'honneur, avec un naturel déconcertant. J'ai repensé à toutes ces petits choses qui m'ont fait croire qu'on ne peut compter sur M. que pour les problèmes de Chose Noire. Et encore on dirait de la compassion mal placée.
Alors j'avais décidé de limiter nos contacts, de faire dans la courtoisie de personnes assez bien élevées. De dire : "oui", "non", "merci" et "salut" dans mes bons jours. De prendre sa clé chez la Rousse parfois. De continuer à faire les trajets quotidiens côte à côte jusqu'à la fin de la semaine et puis, après on verra.
J'ai finalement dû me résoudre à avoir M. à moins de trois mètres de moi au cinéma. J'avais parié qu'elle ne viendrait pas et qu'elle ne nous préviendrait pas. Comme je suis mauvaise langue (ou plutôt comme M. a eu un comportement tout à fait imprévisible), j'ai perdu et j'ai dû payer un coca à B., sa race. Un maxi en plus.
Et après je me suis murée dans le silence face à elle dans le métro. J'ai regardé la ligne 9 défiler sur ma gauche. De Saint Augustin jusqu'au XVIème. J'ai regardé les quais et les tunnels se succéder en espèrant que ça passe plus vite.
Malheureusement, Rue de la Pompe, un pré-minet de douze ans mon cadet décide de nous imposer sa présence odorante et de rompre ma méditation.
Note pour lui : l'eau de Cologne, c'est avec modération.
Fous rires.
Et nous sommes allées acheter un maxi pot d'Häagen Dasz chez les escrocs adjacents au Carton (enfin, juste après la banque de ploucs de Lou). De l'Häagen Dasz post-réception des notes du concours blanc. Avec des morceaux de brownies et du caramel tout mou. De l'Häagen Dasz qui suinte la crème, encore pire qu'Amorino.
J'ai dû me résoudre à inviter M. dans ma cellule, à l'armer d'une cuillère à dessert. Et ce vendredi 16 à dix-sept heures, nous fumâmes le calumet de la paix, en silence, 4000 calories dans nos ventres respectifs.
Alors je m'étais mise en tête de sortir M. de ma vie. Un peu comme j'ai sorti Ph. un jour. En le rangeant dans sa petite case bien assez large pour lui, en le reconsidérant, en comptant les plus et les moins. Avec double points pour les moins. En appelant plus. En espaçant les sorties. En effaçant son numéro.
Alors j'ai repensé à son téléphone qui sonne dans le vide quand on a prévu quelque chose, aux SMS qui restent sans réponse. J'ai repensé aux sorties qui tombent à l'eau une heure avant sans merde ni merci. J'ai repensé aux petites cachotteries, de celles qu'on vous balance le lundi matin, dans la cour d'honneur, avec un naturel déconcertant. J'ai repensé à toutes ces petits choses qui m'ont fait croire qu'on ne peut compter sur M. que pour les problèmes de Chose Noire. Et encore on dirait de la compassion mal placée.
Alors j'avais décidé de limiter nos contacts, de faire dans la courtoisie de personnes assez bien élevées. De dire : "oui", "non", "merci" et "salut" dans mes bons jours. De prendre sa clé chez la Rousse parfois. De continuer à faire les trajets quotidiens côte à côte jusqu'à la fin de la semaine et puis, après on verra.
J'ai finalement dû me résoudre à avoir M. à moins de trois mètres de moi au cinéma. J'avais parié qu'elle ne viendrait pas et qu'elle ne nous préviendrait pas. Comme je suis mauvaise langue (ou plutôt comme M. a eu un comportement tout à fait imprévisible), j'ai perdu et j'ai dû payer un coca à B., sa race. Un maxi en plus.
Et après je me suis murée dans le silence face à elle dans le métro. J'ai regardé la ligne 9 défiler sur ma gauche. De Saint Augustin jusqu'au XVIème. J'ai regardé les quais et les tunnels se succéder en espèrant que ça passe plus vite.
Malheureusement, Rue de la Pompe, un pré-minet de douze ans mon cadet décide de nous imposer sa présence odorante et de rompre ma méditation.
Note pour lui : l'eau de Cologne, c'est avec modération.
Fous rires.
Et nous sommes allées acheter un maxi pot d'Häagen Dasz chez les escrocs adjacents au Carton (enfin, juste après la banque de ploucs de Lou). De l'Häagen Dasz post-réception des notes du concours blanc. Avec des morceaux de brownies et du caramel tout mou. De l'Häagen Dasz qui suinte la crème, encore pire qu'Amorino.
J'ai dû me résoudre à inviter M. dans ma cellule, à l'armer d'une cuillère à dessert. Et ce vendredi 16 à dix-sept heures, nous fumâmes le calumet de la paix, en silence, 4000 calories dans nos ventres respectifs.

2 Comments:
Eh, c'est bientot la fin de l'hiver alors les calories-reserves pour le froid c'est fini ... après quand y'en a trop sa fond plus avec le soleil.
Mon immense j'men foutisme me permet d'ignorer cette pression sociale de l'épreuve de la plage. C'est peut-être aussi parce que je vais très rarement à la plage :D
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