J'ai le sourire béat fermement accroché, même quand on me taquine, même quand on me chatouille.
J'ai des étoiles et des coeurs plein les yeux. Y'a des papillons dans mon ventre, qui s'activent et qui virevoltent quand je pense à lui, quand je pense à nous, quand je pense à ces bons moments qui ne demandent qu'à durer.
La bonne humeur ne me quitte plus, j'adresse des gentillesses à tout va, je complimente de ci, de là, je souris aux vendeuses, au concierge. Même que je travaille sans ronchonner, même que je me réjouis du bonheur des autres.
J'essaie de faire des efforts, d'être une fille bien, qui conjugue douceur et fermeté, principes et liberté, rigueur et humour.
Je souris à ses blagues nulles, je me moque doucement de ses erreurs, je le taquine gentiment.
Je passe sur ses hésitations passées, sur ses maladresses habituelles.
Je l'observe en cachette. Il est arrogeant et mauvais joueur.
Je liste mentalement ses manies, ses tics. J'anticipe ses regards, ses attentions, ses envies, ses appels.
Je le regarde dormir en l'imaginant eveillé, en essayant de me souvenir de la nuance exacte de ses yeux bleus cachés sous ses paupières closes. Je le regarde dormir en lissant ses boucles revêches. Je m'épuise à le regarder dormir. Et je m'amuse à deviner les caresses qu'il préfère, les baisers qui le font vibrer.
Je fais glisser le drap sur nos hanches pour observer son torse, je fais courir mes doigts entre les lignes de son corps, le long des courbes de son visage. Je le regarde frissonner. Je me fais violence pour le laisser dormir. Et puis je le recouvre pour pas qu'il ait froid, pour qu'il soit bien, je me colle à lui, pour capter un peu de sa sérénité apparente, pour deviner ses rêves.
Quand je me réveille, il me susurre des mots d'amour. La douce chaleur de la satisfaction remplace peu à peu le doute. J'ai envie de lui répondre tout de suite mais ça bloque encore un peu. J'essaie de planquer ma maladresse, mon émotion, de faire la fille bien, pleine d'assurance.
J'ai envie de lui dire plein de choses, sans trop savoir par où commencer, sans trop faire le lien entre le début et la suite. Mais ça traîne des pieds, ça bloque encore un peu.
La Chose noire s'accroche, elle griffe, elle se crispe pour mieux résister. Je la chasse, je le maltraite, je lui flanque des coups de balai, des coups de pieds, des coups de poings. Je la pousse dehors, très loin et je tourne la clé deux fois.
Dans le train, Frank Sinatra en boucle.
" The time is right
Your perfume fills my head
The stars get red
And oh the night's so blue "
Le Moche en face de moi m'observe, me reluque comme une bête de foire.
L'air blasé se superpose à mon sourire béat.
Abrutie par le manque de sommeil.
Je ferme les yeux et j'imagine.
" And then I go and spoil it all
By saying something stupid
Like I love you, I love you... "
J'ai des étoiles et des coeurs plein les yeux. Y'a des papillons dans mon ventre, qui s'activent et qui virevoltent quand je pense à lui, quand je pense à nous, quand je pense à ces bons moments qui ne demandent qu'à durer.
La bonne humeur ne me quitte plus, j'adresse des gentillesses à tout va, je complimente de ci, de là, je souris aux vendeuses, au concierge. Même que je travaille sans ronchonner, même que je me réjouis du bonheur des autres.
J'essaie de faire des efforts, d'être une fille bien, qui conjugue douceur et fermeté, principes et liberté, rigueur et humour.
Je souris à ses blagues nulles, je me moque doucement de ses erreurs, je le taquine gentiment.
Je passe sur ses hésitations passées, sur ses maladresses habituelles.
Je l'observe en cachette. Il est arrogeant et mauvais joueur.
Je liste mentalement ses manies, ses tics. J'anticipe ses regards, ses attentions, ses envies, ses appels.
Je le regarde dormir en l'imaginant eveillé, en essayant de me souvenir de la nuance exacte de ses yeux bleus cachés sous ses paupières closes. Je le regarde dormir en lissant ses boucles revêches. Je m'épuise à le regarder dormir. Et je m'amuse à deviner les caresses qu'il préfère, les baisers qui le font vibrer.
Je fais glisser le drap sur nos hanches pour observer son torse, je fais courir mes doigts entre les lignes de son corps, le long des courbes de son visage. Je le regarde frissonner. Je me fais violence pour le laisser dormir. Et puis je le recouvre pour pas qu'il ait froid, pour qu'il soit bien, je me colle à lui, pour capter un peu de sa sérénité apparente, pour deviner ses rêves.
Quand je me réveille, il me susurre des mots d'amour. La douce chaleur de la satisfaction remplace peu à peu le doute. J'ai envie de lui répondre tout de suite mais ça bloque encore un peu. J'essaie de planquer ma maladresse, mon émotion, de faire la fille bien, pleine d'assurance.
J'ai envie de lui dire plein de choses, sans trop savoir par où commencer, sans trop faire le lien entre le début et la suite. Mais ça traîne des pieds, ça bloque encore un peu.
La Chose noire s'accroche, elle griffe, elle se crispe pour mieux résister. Je la chasse, je le maltraite, je lui flanque des coups de balai, des coups de pieds, des coups de poings. Je la pousse dehors, très loin et je tourne la clé deux fois.
Dans le train, Frank Sinatra en boucle.
" The time is right
Your perfume fills my head
The stars get red
And oh the night's so blue "
Le Moche en face de moi m'observe, me reluque comme une bête de foire.
L'air blasé se superpose à mon sourire béat.
Abrutie par le manque de sommeil.
Je ferme les yeux et j'imagine.
" And then I go and spoil it all
By saying something stupid
Like I love you, I love you... "

3 Comments:
Toi gentille et agréable ?! :)
Comme quoi, tout le monde change une fois dans le mood. :P
Je sais être gentille et agréable. Ca dépend surtout du contexte et du public. Et puis tu ne me connais pas dans l'intimité du privé, mon grand :D
moi aussi et ca metonne tjrs autant !
bizbizbiz stella
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